Photos réalisées lors d'un séjour professionnel au Gabon au cours de la décennie 80

En construction !

 

Une grande partie des géologues de terrain du projet PNUD-exploration minérale au Gabon présents à l'époque de mon séjour ! De gauche à droite (spécialité) , au devant du bâtiment flambant neuf du Service géologique & minier du Gabon: Raphaël (tectonique), Vincent (géochimie), Alain (pétrologie/étude des roches), Tony (métallogénie), Béatrice (minéralogiste), Mba (géochimie), Pierre (consultant minier externe), Nicolas (géochimie; chef du projet PNUD-Expl. Min. au Gabon), un expert consultant en visite, Henri (coopération française en cartographie géologique) et un autre collègue géochimiste.

A l'époque, j'étais sur place en tant qu'expert-associé "géologue d'exploration minérale" financé par le PNUD (l'un des programmes de l'ONU)

Six mois de travail de bureau dans la capitale (Libreville) durant la saison humide et six mois de travail de terrain en forêt équatoriale hulmide au cours de la saison sèche.

Si vous souhaitez en savoir davantage sur ce type de travail assez particulier, cliquez ici vers un article de vulgarisation.

Un air de fête gabonais endiablé "tambours battants" (cliquez sur les photos pour télécharger la vidéo correspondante) - durée: 41" & 23"

Zone co-attribuée au programme d'exploration minérale du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) et au S.G.G. (Service Géologique Gabonais) - La surface d'exploration équivalait à 1° LL carré, soit environ 12.300 km² ou ~40% de la surface de la Belgique ou encore ~ 73% de la surface de la Wallonie. Pour comparaison, la superficie totale du Gabon est de 267.667 km², soit près de 9 fois celle de la Belgique.


La capitale, Libreville, et sa plage !

Vue à partir de mon studio situé sur les "hauteurs" de la capitale gabonaise, Libreville. Tout est relatif car le Gabon est le plat pays de l'Afrique. De ce point de vue là, il n'y a pas trop de dépaysement pour un Belge . Le bâtiment visible au centre de la photo en haut à droite est le palais présidentiel, occupé à l'époque par Omar Bongo.

 

La plage de Libreville court sur plusieurs kilomètres le long de l'océan Atlantique. La température de l'eau est d'environ 25°c. L'une des caractéristiques de cette longue plage de sable blanc est de receler des centaines de billes de bois de l'espèce caractéristique de ce pays, l'Okoumé. Ce sont des grumes qui se sont détachées de leurs amarres au port de Libreville et, éventuellement, à Port-Gentil situé à l'embouchure de l'estuaire du grand fleuve Ogooué.

La famille des géologues (Mauro l'italien, Alain le Belge, Eleonora l'Italienne, Béatrice la Française, Lothar l'Allemand) devant les bureaux/labos à Libreville.

Nicolas, Béatrice, Eleonora, Lothar & Mauro lors d'un petite fête d'anniversaire improvisée au bureau -- Nguema, Alain, Vincent et les deux cuisiniers du camp de Nkan

   

Clichés plus personnels, notamment lors de la visite de ma maman Marie-Thérèse. A l'époque, j'avais déjà une petite voiture citadine (pour usage privé) de marque Mazda; j'étais presque maigre et encore imberbe à l'arrivée au Gabon - Un loisir de choix en bordure d'océan, le catamaran "hobby cat".

Scène de lavage de linge le long de l'Ogooué  

Bassin versant de l'Ogooué

     

 Le fleuve Ogooué, chargé en sédiments, est quelques fois interrompu par des chutes spectaculaires. Ici, c'est en aval du barrage de Kinguelé coupant le cours moyen de l'Ogooué. En saison sèche, le débit de l'Ogooué est bien moindre, laissant apparaître un lit parsemé d'affleurements rocheux (bien utiles pour les géologues) et bordé de berges alluvionnaires/sablonneuses.

Le fleuve dans la région de la célèbre ville gabonaise de Lambaréné, siège du dispensaire du non moins célèbre Dr Albert Schweitzer.

 

Billes d'Okoumé assemblées en vue du transport par barge vers Port-Gentil (seconde ville du pays en nombre d'habitants) et Libreville.

 

Autres lieux sur les rives de l'Ogooué, localement très agité par des tourbillons de type "maeslstrom"


EXPLORATION GEOLOGIQUE & MINERALE

 

   

En haut à droite, on découvre une carte des zones d'anomalies aéromagnétiques du Gabon. Elles ont été détectées au moyen d'un capteur embarqué sur un avion qui a balayé le pays le long de lignes/bandes de vol orientées E-O. Les zones les plus magnétiques (couleurs jaune et rouge) indiquent de fortes anomalies signalant la présence de roches riches en fer. Au Gabon, elles sont structurées sous la forme d'une "ceinture" orientée E-O traversant le nord du pays ("Iron/Greenstone Belt"). Ce type de ceinture très ancienne en Afrique (1-2.5 milliards d'années) est susceptible de contenir en abondance des accumulations (minéralisations) de métaux précieux, dont l'or et le platine. Sur le terrain, ces régions étaient bel et bien riches en de tels métaux précieux. Ce type de carte permet donc de dégrossir le travail d'exploration en délimitant les zones les plus intéressantes du point de vue des minéraux/métaux recherchés.

L'exploration était de type géologique (élaboration de cartes géologiques à l'échelle 1:50000) et minérale (recherche de divers métaux dont l'or (Au), l'argent (Ag), le platine (Pt), le chrome (Cr), le nickel (Ni), le fer (Fe), et d'autres métaux dits de base). Ponctuellement, l'exploration minérale s'est aussi portée sur la recherche de zones diamantaires (structures en "pipes"/cheminées de kimberlite). En plus des conditions climatiques et d'éloignement, il n'y avait pas à l'époque d'ordinateur de travail et le  GSM / "internet" n'existaient évidemment pas encore. Les communications entre Libreville et le terrain s'effectuaient via radio. Concernant la cartographie géologique, la grande difficulté technique de ce type d'exploration provenait de l'état des roches (archéennes et protérozoïques, donc très anciennes), très altérées par l'érosion et le climat équatorial, et, parallèlement, de la rareté des affleurements (lieux de roche "à nu" visible en surface).

 

Piste carrossable d'accès au camp principal de Nkan situé au nord-ouest du pays. Pour information, il existe un épisode "Les Routes de l'Impossible au Gabon" ("GABON, LA FORÊT MAUDITE") dans cette série de reportages documentaires bien connue et diffusée sur France 5 !

Etat d'un pont recouvert de planches en bois très délabré et envahi de végétation - Inspection du pont après coup par Vincent !  Images extraite d'une vidéo 8mm

 

Les célèbres camions-grumiers gabonais roulent souvent à "tombeau ouvert" sur les pistes forestières du pays Le croisement avec ces "monstres" devait s'effectuer avec une extrême précaution surtout dans les virages, sous peine de danger de mort imminent ! Les accidents mortels étaient fréquents, surtout sur les pistes rendues glissantes par la pluie.

 

Un des principaux camps d'exploration (Nkan), situé en pleine forêt équatoriale au nord-ouest du Gabon .

 

Les tentes individuelles , la tente principale abritant la cantine et le bureau de travail , les "water closed"/lieu de douche et ....l'une des cuisinières transportant la viande dite de brousse, dans ce cas plutôt de forêt. Les Gabonais sont principalement des Bantous (Fangs et Mpongwes)

Les sacs rouges en tissus contiennent les échantillons de sol qui seront analysés au laboratoire géochimique de Libreville. Les échantillons des sédiments de cours d'eau  ("stream sediments") sont quant à eux emballés dans des sacs en plastique. Les échantillons de roche (souvent très altérés) sont eux conservés dans des sacs en tissu bleu. J'étais notamment chargé d'examiner/analyser, au moyen d'un microscope polarisant et d'analyses géochimiques, les roches récoltées à des fins d'interprétation métallogénique et pétrogénique.

Les minéraux visibles sur ces clichés de lame mince de roche sont des pyroxènes (clino & ortho), des amphiboles, des feldspaths (plagioclase et orthose), de l'olivine, des oxydes divers (riches en fer, titane, chrome). Pour information, on retrouve tous ces minéraux dans des roches volcaniques, cependant à une dimension nettement moindre. Ils sont le plus souvent insérés au sein d'une matrice vitreuse générée par le refroidissement (très) rapide d'un magma silicaté à des profondeurs superficielles (haute température, basse pression)

Diverses roches en lames minces vues au microscope polarisant. Pour les connaisseurs, ce sont des roches dites basiques à ultrabasiques (gabbros, norites, pyroxénites) formées de grand cristaux (dits mégascristaux) de pyroxène (silicates riches en Fe et Mg) et de plagioclase (silicates riches en Al et Ca) constituant la grande majorité des minéraux. C'est géologiquement intéressant et esthétique à la fois ! En bas, ce sont des clichés de diverses roches (dont une roche métamorphique foliée de type gneiss ci-dessus) en lame mince sous lumière naturelle, moins esthétique à l'évidence, cependant aussi riche en informations.

Par comparaison, voici des clichés de lames minces de basaltes andésitiques, vus en lumière naturelle, échantillonnés au sein de la formation de Vancori au sommet du volcan Stromboli. On y observe des phénocristaux de pyroxène, d'amphibole et de plagioclase dans une matrice (dénommée en pétrologie "mésostase") microcristalline et vitreuse (sans cristaux).

Le parc automobile ("Toyota Landcruiser" 4X4, modèle de l'époque "passe-partout" , très fiable et solide)

Distribution de nourriture hebdomadaire (essentiellement du poisson salé) à l'intention des personnes échantillonnant sur le terrain.

Le camp principal vu d'un bout de la piste d'aviation. Discussion, notamment avec le pilote et des forestiers du secteur, avant récupération des "marchandises" dont des victuailles/boissons très attendues. Entre les forestiers de la région et les explorateurs de terrain, la bière "Regab" du Gabon coulait souvent à flots.

L'approvisionnement en nourriture et boissons ainsi que du matériel de travail était assuré hebdomadairement par avion. Frissons garantis au décollage/atterrissage !

 

Réunions de travail et scène de délassement au camp principal ! On aperçoit l'ami et collègue Mr Nguema en bas à gauche de l'une des photos. J'ai aussi une pensée pour Henri, le collègue français.

Vues de la cantine et du menu du jour (tomates-oeufs et poulet)


Camps secondaires d'exploration, bases du véritable travail de terrain souvent exténuant dans des conditions d'humidité (90-100%) et de température (25-30°c) pénibles. La rencontre avec des animaux parfois dangereux (serpents venimeux, éléphants de forêt, félins divers, ...) ainsi que le harcèlement par des insectes piqueurs, vecteurs de diverses maladies, représentaient un danger supplémentaire.

Serpent corail. A droite, tête de vipère du Gabon, extrêmement venimeuse et dont les crochets venimeux sont parmi les plus longs au monde (une demi-heure de survie en cas de morsure et aucun antivenin disponible sur le terrain pour cause de température élevée) !

 A présent, elle trône, bien inoffensive, chez moi et est vouée à dissuader/démotiver les éventuels intrus !

Petit crocodile de forêt !

    

 

Le camp et ses commodités ! En haut à gauche, défrichage en vue de la construction d'un héliport de forêt (imaginez la dextérité du pilote !)

Alain,  Béatrice, l'élégante minéralogiste française, en visite sur le terrain et mon collègue italien Mauro - "Mince", c'est moi avec quelques kilos en moins et bien sale après le travail en terrain boueux !

En haut à droite, Etienne, un collègue belge de Nassogne et ami de Vincent, est en visite.

Toujours la bonne humeur entre les deux collègues belges, Vincent & Alain, et les visiteurs,  Luc (< Libreville) et Etienne l'Ardennais (< Nassogne) !

C'est l'heure du "dodo" sous la pleine lune et les bruissements incessants de la forêt !

La forêt équatoriale gabonaise (très) humide (souvent à 100%), si dense qu'elle est fréquemment inextricable. La machette est véritablement indispensable pour y cheminer et y progresser !

Un des rares grands affleurements au sein de la forêt humide (c'est une norite à hyperthène de la famille des roches dites basiques/mafiques). Elle est riche en chrome, nickel et éventuellement en platine. La plupart des affleurements rocheux se trouvent dans le lit des cours d'eau !

 

Dans cette région du N-O, le relief est principalement caractérisé par des collines boisées culminant à environ 1000 m. d'altitude.

 

Passage dans une  zone marécageuse très boueuse couverte de palmiers, gorgée d'eau ferrugineuse et, encore une fois, inextricable !

 

Premier examen visuel (qualifié de macroscopique) d'un échantillon de roche par Vincent et premier essai d'interprétation métallogénique par Tony.

 

A gauche, Tony , un métallogéniste américain spécialiste des minéralisations polymétalliques hydrothermales. A droite, un expert visiteur venu de New York pour se rendre compte de l'avancement et de la qualité des travaux.

Modèle général illustrant l'environnement des minéralisations hydrothermales de type sulfuré.

Un des camps secondaires (dit "volant") installé en forêt équatoriale. C'était un endroit relativement confortable dans ce genre d'environnement hostile !

Une des équipes d'échantillonnage géochimique. Admirez leur sens de l'équilibre !

Encore une fois, la forêt équatoriale dense, épaisse, inextricable ! La machette, l'outil préalable indispensable pour l'exploration dans ce type de terrain. Il fallait souvent cheminer dans le lit de cours d'eau, équipés de chaussures adaptées à ce milieu, type "pataugas". Certains portaient même un casque pour se protéger des lianes et autres branches mortes. Il fallait aussi faire attention aux serpents arboricoles, quelques fois venimeux.

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L'intérieur encombré d'un tente personnelle - Les paires de pataugas prennent l'air et sèchent, malgré le taux d'humidité ambiante, au soleil à l'entrée de la tente ! Clichés extraits d'une vidéo 8mm

Il y en a un qui me cherche des poux ...toujours le même, Vincent ! Il semble en avoir trouvés ! Blague à part, la forêt humide est peuplée de nombreux insectes piqueurs vecteurs potentiels de maladies "tropicales", de sangsues & de nombreux parasites.

 

L'héliport est prêt mais l'hélico. ne viendra pas pour cause de mauvaise météo ! Remarquez le visage bien "marqué" de Luc, le "pauvre" n'est pas habitué à ce milieu et souffre ! Une excellente santé est nécessaire pour pouvoir travailler dans ce milieu particulièrement inhospitalier.

Dans un environnement super humide, la bonne humeur était toujours de mise entre nous ! Mon collègue et ami bruxellois, Vincent, et Luc, un visiteur (administratif du PNUD en poste à Libreville) venu de la capitale pour "savourer" un séjour d'une semaine en immersion équatoriale.

Prélèvement d'échantillons de sol profond (> 10 mètres) au moyen d'une tarière motorisée.

 

Quelques fois, vu l'absence de pistes carrossables, il était nécessaire d'utiliser l'hélico, ici celui affrété par le B.R.GM. (type "lama").

Le "brocoli" géant du Gabon !

La "fiesta" collective après le dur travail de terrain !

A divers moments, il y a eu des rencontres autant inattendues que sympathiques !

   

Loisir de choix du "Boss" (chef de projet de ce programme financé par le PNUD), la pêche en rivière et en mer. Il s'appelait  Nicolas. Pour être franc, c'est un loisir qui me "laissait de marbre", excepté pour les opportunités de plongeon dans les eaux équatoriales tièdes. Mon collègue Vincent apprécie le moment car il a davantage de patience !


Quelques autres moments choisis : repas forestier, "fou rire" et détente !

Une petite balade en véhicule 4X4 décapotable, aménagé par les forestiers, faisait partie des loisirs dominicaux !

Rafaële, Alain, Michèle, et d'autres sur leur "31" lors d'une réunion "mondaine" du PNUD à Libreville; l'ambiance contraste avec celle des photos précèdentes !

Réunion bilatérale un peu moins mondaine; Rafaële et Alain en plein délire ! Il semble qu'Alain soit plus à l'aise dans ce rôle de gai luron que dans une ambiance feutrée.


Quelques animaux de la forêt !

       

Un chimpanzé et un mandrill

Un éléphanteau et un jeune pangolin

 

Un bébé gorille des plaines, malheueusement orphelin, recueilli et pris en charge par mon collègue français Henri & son épouse Michèle.

A droite, un petit silure ou poisson "chat"

          

Termitières dites "champignons" dans la savane de Franceville, à l'est du pays.

   

Les Gabonais sont des experts en divers systèmes de pièges pour capturer des animaux de la forêt !


 

   

 

Fête de noces très animée de Ir Nguema (3'30")

Le trans-gabonais parcourt le pays d'Ouest en Est, de Libreville à Franceville.