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Les volcans LOKON-EMPUNG & MAHAWU à Sulawesi Nord (Sulawesi Utara) : du 6 au 13 août 2009

 

Contextes géotectonique et géodynamique de Sulawesi

Les volcans jumeaux du LOKON et de l'EMPUNG, s'élevant d'environ 800 m. au dessus de la plaine de Tondano, sont parmi les volcans les plus actifs de Sulawesi. Le Lokon, le plus haut des deux pics séparés seulement de 2,2 km, présente un sommet plat sans cratère. Le volcan Empung, morphologiquement plus jeune, exhibe un cratère profond de 150 m. et large de 400 m. Sa dernière éruption date du 18è siècle. Cependant,toutes les éruptions importantes sont originaires du Tompaluan, un cratère emboîté, large de 150 x 200 m., situé dans le col entre les deux sommets. Les éruptions historiques ont généré essentiellement des panaches de cendre d'une taille réduite à modérée, causant occasionnellement des dégâts aux habitations et cultures de la région. Néanmoins, le volcan a aussi été le siège de coulées pyroclastiques ( essentiellement des "base surge") et d'extrusion de dôme de lave.    

 

Le volcan étiré du MAHAWU s'élève immédiatement à l'est du volcan Lokon-Empung. Il est le plus septentrional d'une série de jeunes volcans alignés sur un linéament SSO-NNE près de la bordure de la caldera quaternaire de Tondano. Le Mahawu est couronné par un cratère large de 180 m. et profond de 140 m. qui contient par intermittence un petit lac. L'édifice est flanqué de deux cônes pyroclastiques sur le flanc nord. Moins actif que son voisin, le Lokon-Empung, l'activité éruptive historique du Mahawu a été limitée à de petites éruptions occasionnelles signalées depuis 1789. En 1994, des fumerolles, des marres de boue, et des petits geysers ont été observés le long de la berge d'un lac de cratère verdâtre.

 


Carte routière de Sulawesi Nord

Modèle numérique de terrain (MNT/DEM) de la région Nord Sulawesi. On distingue la grande caldera Tondano, qui abrite le lac du même nom, bordée au sud par le complexe de dômes post caldera du Soputan et au nord par les massifs plus récents du Mahawu et du Lokon Empung. Les bordures orientale, méridionale et septentrionale de la caldera de Tondano sont bien marquées alors, qu'à l'ouest, les volcans post-caldera ont détruit, au cours de leur édification, la paroi de la caldera, aboutissant finalement à sa disparition.

M.N.T. de la région des volcans Mahawu et Lokon Empung (~90 m. de résolution).

Esquisse cartographique de la région des volcans de Sulawesi Nord. Source : "Climbers's and Hikers's Guide to the World's Mountains & Volcanoes 4th Ed., June, 2001 ; Publication by Michael R. Kelsey"; p. 647.

Profil d'ascension au cratère Tompaluan à partir de l'hôtel "Lokon Resort"


Quelques minutes après le décollage, le Boeing 737 de la compagnie Garuda atteint une altitude à laquelle le profond cratère de l'Agung, culminant à 3140 m., est nettement visible sur la gauche de l'appareil. Quelques instants plus tard, on aperçoit, sur la droite de l'appareil, la caldera Segara Anak du volcan Rinjani qui s'élève au nord de l'île de Lombok. Malheureusement, l'appareil photo est resté dans mon sac à dos auquel je ne peux accéder pendant la phase de décollage. Une heure plus tard, nous atterrissons à l'aéroport de Makassar, grande ville située au S.O. de la grande île de Sulawesi et ville principale du pays Toraja. Après quelques tergiversations relatives au numéro de porte d'embarquement du vol vers Manado, je monte finalement vers 11h30 dans le Boeing 737 en provenance de Jakarta et à destination de Manado. L'avion touche le sol de Sulawesi Nord (Sulawesi Utara) à 13h. En chemin vers la zone de récupération des bagages, je suis rapidement interpellé par des jeunes gens qui proposent soit un taxi soit un véhicule charter. A l'aéroport de Manado et même en ville, il n'y a aucune possibilité de louer un véhicule sans chauffeur. C'est donc vers la seconde solution que je vais me tourner. Un homme d'une quarantaine d'années, s'exprimant parfaitement en anglais, propose de m'emmener à Tomohon pour un prix raisonnable. Nous sortons rapidement du petit aéroport international et empruntons une très belle route asphaltée à quatre bandes de circulation. Sur un point haut, j'aperçois une spectaculaire statue monumentale blanche représentant un Christ ailé. Nous sommes dans une région où la majorité de la population est catholique ou protestante. Après avoir quitté cette courte route construite récemment (ceinturant Manado), nous empruntons une petite route étroite de montagne qui nous amènera au coeur du pays Minahasa, le pays des fleurs de Sulawesi Nord. La circulation devient plus dense tandis que de nombreux camions et bus obligent à rouler très lentement. On en profite pour faire connaissance. J'écoute attentivement le projet de Modi. Il souhaiterait proposer, à terme, aux touristes étrangers des excursions dans toute l'île de Sulawesi. Il semble très motivé et sûr de réussir son projet à moyen terme. Arrivés sur le plateau où s'élèvent les volcans actifs du Nord Sulawesi, Modi me demande si une chambre d'hôtel a été réservée. Son conseil se porte sur l'hôtel "Lokon Resort". C'est le plus proche du volcan Lokon dans une catégorie confortable (repéré au préalable sur Internet).

Après avoir rempli rapidement les formalités d'inscription à la réception et récupéré les clés de la chambre "Bougenville", je décide de louer un vélo T.T. pour découvrir les environs de l'hôtel en ce début d'après-midi. D'emblée, je remarque une profusion d'églises. Ce sont principalement des églises catholiques mais il y a aussi des églises protestantes. Il y a des églises incendiées, en construction et en bon état. Les gens semblent surpris de voir un étranger se balader ainsi sur un vélo et tous me saluent très courtoisement. Je m'arrête ici et là pour faire connaissance rapide et en profite pour demander l'accès au volcan Lokon. C'est au cours de cette petite balade de reconnaissance que je rencontre Anita, une jeune femme de 33 ans qui s'exprime quelque peu en anglais. Elle propose d'être ma guide dans la région de Tomohon. Pourquoi pas ? Elle me rejoindra ce soir à l'hôtel afin de faire plus ample connaissance. En attendant, il ne faut pas trop perdre de temps. Je pars donc à la recherche de l'accès au Lokon et, après quelques tergiversations, découvre finalement la sortie de la vallée à suivre pour accéder au cratère actif du Lokon, le Tompaluan. Sur la gauche du lit du cours d'eau, je me faufile rapidement sur le petit sentier qui grimpe dans la végétation avant d'atteindre une baraque en bois. Il faut à présent déjà redescendre avant le coucher du soleil. Je reviendrai demain matin afin de monter seul au volcan. En attendant, mon corps a besoin d'un bon repas et d'une grande Bintang. La nuit à l'ombre du Lokon sera douce et reposante.

Le lendemain, le réveil est baigné par une douce musique communautaire. Après un rapide petit-déjeuner, en route vers le volcan ! Sur le chemin, je croise une multitude de camions qui transportent des blocs de basalte extraits de plusieurs petites carrières ouvertes sur les basses pentes du Lokon ainsi que de la cendre issue d'autres petites carrières ouvertes dans des couches de tuf. Roulant sur une piste cendreuse sèche, les lourds véhicules m'expédient dans les yeux et les bronches une fine poussière d'origine volcanique secondaire. J'essaie de m'en protéger en plaçant un mouchoir sur la bouche mais c'est peine perdue ! Après être passé à proximité d'un cimetière dont les tombes sont finement carrelées, je parviens bientôt à l'unité de traitement de broyage de la pierre puis au front de taille de l'ultime carrière qui marque aussi l'extrémité avale du lit asséché de la petite rivière intermittente. Je décide cette fois d'entrer directement dans la vallée et de cheminer sur le lit rocheux. A certains endroits, le ressaut rocheux, véritable marche de plusieurs mètres de haut, est si important qu'un accès a été aménagé dans la végétation de la berge afin de contourner l'obstacle. Heureusement, la roche est sèche et, par conséquent, pas trop glissante. Les semelles de mes chaussures de trek s'y agrippent suffisamment. Ayant choisi une excursion en solitaire, je n'ai pas droit à l'erreur et redouble par conséquent de précaution. Après un peu plus d'une heure d'ascension le long du lit rocheux, d'abord au milieu de la forêt puis parmi les hautes herbes, j'atteins un plateau où le fond de vallée, parsemée de nombreux blocs rocheux de toutes tailles, s'élargit en direction du col séparant les cônes du Lokon et de L'Empung. Quelques cinq cent mètres en amont du col séparant les volcans Lokon et Empung, j'aperçois une tente jaune ainsi qu'une bâche orangée posées sur le lit sableux et caillouteux. J'y suis accueilli par des employés au poste d'observations volcanologiques de Tomohon (il est plus précisément situé à Kakaskassen III, dans les faubourgs nord de Tomohon). On me demande ce que je fais là et si je suis seul. Les réponses aux deux questions sont évidentes. "Je suis ici seul pour aller jeter un coup d'oeil dans le cratère Tompaluan". Après avoir fait connaissance et décliné ma nationalité, une des personnes présentes lance quelques mots en français, ce qui provoque bien sûr mon étonnement. C'est Hendra, un volcano-sismologue qui travaille au siège central du CVGHM à Bandung sur l'île de Java. Il m'explique la raison de sa présence à Sulawesi. Hendra est chargé essentiellement d'installer un réseau GPS mobile financé par le Service Géologique Américain (USGS). Tout ce petit monde est très sympathique et m'accueille sans restriction après leur avoir expliqué motivation et révélé ma spécialisation de géologue en pétrologie volcanique, l'étude des roches au microscope polarisant suivie par l'interprétation. Par la suite, des échanges intéressants et enrichissants auront lieu avec Hendra. L'équipe prépare un déjeuner et me propose gentiment de le partager. Ce sera du riz blanc, emballé dans un sachet,  accompagné de corned beef et de sardines à l'huile. Il fait chaud ce qui m'incite à boire de grandes gorgées d'eau agrémentée d'un concentré d'orange en poudre. Je suis heureux que le hasard m'ait placé en présence de ces hommes de volcans. Trêve de bavardages, il est temps à présent de monter au cratère dégazant du Tompaluan. Du bivouac, environ quinze minutes sont nécessaires pour atteindre la bordure du gouffre. Mes désormais amis sont chargés d'aller remplacer la batterie d'une station GPS mobile installée sur le flanc nord du cratère, Le remplacement de batterie(s) doit être effectué approximativement toutes les 10 heures sous peine d'interruption de la récolte des données satellitaires. L'installation de ce réseau GPS mobile a été choisie afin d'étudier les micro déformations du volcan Lokon, au millimètre près. Les déformations dans la zone du volcan, gonflement (inflation) ou affaissement (déflation), sont fréquemment des signes révélateurs d'une montée de magma sous et dans l'édifice volcanique. Le matériel est fragile et doit être manipulé avec le plus grand soin. Après avoir accompli leur tâche, mes camarades repartent vers le haut de la crête du cratère que nous atteignons trois minutes plus tard. La vue sur le cratère emboîté du Tompaluan est spectaculaire. Un petit lac vert émeraude occupe le fond de la cavité qui abrite une solfatare de ce côté-ci, au N.N.E.. Le dégazage est intense et gêne par moments la visibilité (les yeux piquent et pleurent) ainsi que la respiration. Mes compagnons s'éloignent afin d'aller installer une autre station GPS mobile sur le versant ouest du Lokon. Je reste là seul et repère rapidement un endroit pour descendre sur la terrasse située à quelques 80 mètres sous mes pieds. Quelques dizaines de minutes plus tard, me voilà en train de crapahuter dans le dépôt hydrothermal qui surmonte de quelques mètres le palier de la terrasse. Il s'étend le long d'une ligne de faille régionale orientée N-S. Les cristaux blancs en aiguilles (précipités minéraux riches en soufre) sont bien développés mais, comme toujours, très fragiles. Je descends ensuite vers le bord du gouffre dégazant. La chaleur se fait de plus en plus intense et les gaz m'enveloppent rapidement. Le masque à gaz protège relativement efficacement mais la respiration reste pénible dans cet enfer gazeux. En jetant un coup d'oeil furtif vers le fond du cratère, j'aperçois à peine la surface du lac vert, environ à une cinquantaine de mètres, dissimulé en grande partie par les gaz acides. Après être remonté sur la crête du cratère, je me dirige vers l'ouest jusqu'à la base du cône du Lokon. Les arbustes et arbres disséminés aux abords du gouffre actif ont été calcinés lors l'éruption paroxysmale de 1991 et subissent, de surcroît, la nocivité des gaz volcaniques acides. On se croirait dans un film de science fiction, où toute vie a été abolie. Au fur et à mesure de l'avancement sur l'arête du cratère, le lac et la solfatare se dévoilent de mieux en mieux. Les denses panaches gazeux laissent apparaître par moments le très beau lac vert. Je suis véritablement attiré par la beauté menaçante de ce paysage étrange et reste là des minutes à contempler cette nature infernale et, en même temps, si vivante. De gros blocs de lave, détachés d'un niveau lavique au sein de la paroi interne du cratère, sont bien visibles dans le secteur N.O. de la terrasse. Sur la bordure du gouffre, d'autres gros blocs jonchent le sol. Une gigantesque bombe en croûte de pain, probablement une dacite éjectée lors de la puissante éruption de 1991, est plaquée au sol à quelques enjambées du cratère. Il y a aussi quelques bombes noires fuselées et craquelées, probablement des blocs de basalte. L'oeil du géologue est ravi ! J'attends mes compagnons indonésiens avant de redescendre vers le camp. Après un léger repas, je les quitte et les retrouverai dès,le lendemain matin. La descente s'effectue avec prudence et finalement sans encombre.

J'ai décidé d'aller me balader sur le cratère du volcan d'en face, beaucoup moins actif que le Lokon, le Mahawu. Sur la route, un camionneur me déposera au poste de police de Tomohon. Là, je monte vers le terminal de bus et trouve rapidement un minibus bleu (mikrolet) à destination de Rurukan. La route est en réparation sur une assez longue portion. A quelques centaines de mètres du col séparant la région de Tomohon de celle de Tondano, le minibus stoppe et me dépose au départ d'une étroite route asphaltée qui grimpe dans les collines cultivées. Cette région de collines, où le sol volcanique est très fertile, est couverte de champs de choux verts, d'oignons, de maïs, de carottes, etc. Après deux kilomètres, la route, qui se transforme à mi chemin en piste, s'interrompt soudainement alors qu'un étroit sentier prend la suite. Une dizaine de minutes plus tard, me voilà sur la bordure du cratère où je chemine sur l'étroite arête vers la droite (nord-ouest), d'abord au milieu de hautes herbes coupantes puis parmi une végétation arbustive plus clairsemée. D'un point haut, je peux finalement apercevoir le petit lac turquoise niché au fond de la cuvette. En face, le cratère Tompaluan dégaze puissamment. Après un tour complet le long de la bordure du cratère, je reviens par le même chemin qu'à l'aller et redescends en compagnie d'un camionneur jusqu'au centre de Tomohon. Dans les rues de ce centre régional récent il y a de nombreux attelages équestres dont les petites carrioles transportent surtout étudiants mais aussi passagers de tous types et âges. Ces attelages colorés, appelés bendis, contribuent à créer une atmosphère sympathique d'antan dans la ville. Après avoir dégusté un bon thé au citron, je retourne à l'hôtel afin de profiter d'un court repos avant de repartir pour de nouvelles aventures.

Le lendemain matin, je remonte donc vers le cratère Tompaluan. La gestionnaire de l'hôtel m'a aimablement remis, la veille, une petite boîte en plastique contenant tartines, fromage, oeufs durs, etc.. Ria vit à Jakarta et séjourne régulièrement à l'hôtel pour y gérer ses affaires mais aussi s'y ressourcer. Je coince fermement la boîte en plastique dans le filet élastique recouvrant le capuchon du sac à dos. Sur la route des carrières, je suis à nouveau pris en charge, par un chauffeur de camionnette jusqu'aux carrières. Cette fois, au lieu de m'engager dans le lit asséché du cours d'eau, je décide de varier le "plaisir de la découverte" en empruntant le petit sentier forestier. A mi pente, je rentre dans une zone de hautes herbes coupantes (un genre de roseaux) obligeant à batailler ferme pour se frayer un passage. Aux deux tiers de l'ascension, une sortie, plutôt bienvenue, me ramène jusqu'au lit asséché du cours d'eau. Quelques minutes plus tard, le camp, où séjournent Farid, Woxan et un ouvrier, est en vue. Hendra est lui resté au poste d'observations volcanologiques de Kakaskasen pour y préparer du matériel. Malheureusement, au camp, je m'aperçois que la boîte plastique contenant le déjeuner a disparu. Elle a du glisser et finalement tomber dans les hautes herbes. Tant pis, je me contenterai des biscuits achetés hier dans une échoppe de Kakaskasen. C'était sans compter sur la générosité des compagnons indonésiens qui partageront leur repas avec leur ami belge. L'accueil est une nouvelle fois très chaleureux et aimable. Après le repas, nous remontons au Tompaluan. Farid est chargé d'aller remplacer la batterie de la station GPS mobile installée hier soir tandis que je m'engouffre à nouveau dans le cratère pour tenter d'aller y arracher quelques échantillons soufrés au sein de la partie supérieure de la solfatare. Cette tentative d'échantillonnage se révèle finalement compliquée en raison des gaz et de la chaleur ambiante. Je parviendrai finalement à récolter deux morceaux de la précieuse roche avant de remonter vers la crête.

On m'a signalé que l'accès au sommet du cône volcanique du Lokon était pénible en raison de la dense végétation qui couvre ses pentes. Tant pis, je me contenterai du panorama du cratère et de ses environs. En fin d'après-midi, je redescends vers le camp où retrouve Hendra arrivé vers 17h. Après un repas léger, nous remontons vers le cratère afin d'aller y observer une éventuelle incandescence. Les derniers rayons du soleil font place à l'obscurité qui révèle un début d'incandescence au niveau de la solfatare. La lueur rouge est très instable. Elle passe rapidement d'un endroit à un autre, probablement en fonction des jets gazeux, ce qui perturbe la photographie en pause longue. Durant ce temps, Hendra, Farid et Woxan sont partis pour remplacer la batterie du GPS installé hier sur le flanc ouest du Lokon. Ils reviennent, lampe torche allumée, en portant un regard curieux vers l'intérieur, partiellement rougeoyant, du cratère. Nous y resterons une heure avant de redescendre vers le camp afin d'y passer la nuit, pour ma part à la belle étoile. Le ciel, dénué de nuages et constellé d'étoiles, est à nouveau splendide.

Ce dimanche 2 août, nous nous lèverons à nouveau avec le soleil avant de rejoindre le poste d'observations volcanologiques où l'équipement de GPS mobiles est débarqué. Nous déjeunons ensemble et discutons de choses et d'autres ! Je me fais expliquer les projets de surveillance volcanologique en cours et prends ensuite congé de mes nouveaux amis et collègues avant d'effectuer, en début d'après-midi, une courte visite au lac (Danau) Linow. Ce lac, localisé à environ 5 km au sud de Tomohon, a une origine volcanique (maar = cratère d'explosion) et est le siège de manifestations fumerolliennes/hydrothermales, principalement le long d'une partie de ses berges et au fond du lac. L'odeur d'oeuf pourri (H2S) est ici bien prononcée. La couleur du lac est susceptible de varier au cours de la journée, en fonction de l'incidence des rayons du soleil. En ce début de soirée, j'ai invité Anita pour un dîner à l'hôtel Highlands Resort. L'ensemble hôtelier est constitué de plusieurs petits pavillons insérés dans l'écrin de la forêt tropicale. J'y savourerai un poisson à chaire fine du lac Tondano accompagné de ses petits légumes cuits à la vapeur et de riz blanc alors qu'Anita, jeune femme svelte et même fluette, se contentera d'une omelette, de riz blanc et de légumes.

Aujourd'hui, Anita et moi descendons en bus jusqu'à Manado. C'est une grande ville chaude, bruyante, polluée, et surpeuplée qui n'offre que peu d'intérêts à mes yeux. Nous irons boire une eau de coco aromatisée au sucre de canne dans un restaurant du bord de mer situé au sud de la grande ville. C'est là qu'un des convives me demandera gentiment de chanter un air de mon choix. Ayant entendu à maintes reprises à la TV indonésienne la chanson "Tangendong tamana mana" suite au décès de son interprète indonésien au surprenant look rasta, je jette mon dévolu sur cet unique refrain qui seul me parle. Toute l'assistance du restaurant éclate évidemment de rire et comme le fou rire est contagieux ... Je demande alors à Anita, chanteuse régulière selon ses déclarations, de se jeter à l'eau ! Elle hésite mais ne tarde pas à reprendre ses esprits en chantant d'une voix douce en duo avec une jeune fille du resto. Un bon moment de détente avant de remonter à Kinilow où je peux enfin respirer le bon air sain des montagnes. Je laisse Anita à ses occupations et me rends dans un petit restaurant de Kakaskasen II pour y savourer des brochettes de porcs cuites au barbecue d'écorces de noix de coco accompagnées de riz blanc et d'une grande bouteille de Bintang, ce repas léger est succulent.

Mardi, Anita propose de m'emmener au marché de Tomohon. Ce marché quotidien (excepté le dimanche) est réputé pour la vente d'animaux de consommation peu communs en Indonésie, comme les chiens, chats, souris, chauve-souris, grenouilles, serpents (python) et autres lézards. Il sont, semble-t-il, consommés principalement par la communauté chinoise. L'odeur du marché aux animaux morts est pestilentielle. Nous quittons rapidement ce lieu afin de profiter des bonnes odeurs des fleurs et puis des arômes parfumés des beaux fruits et légumes de la région. Après la découverte de ce marché haut en couleur, on décide de chartériser un minibus bleu (mikrolet) pour nous rendre une nouvelle fois à Danau (lac) Linow puis sur les berges du lac Tondano. Je suis content de revenir sur les berges du petit lac Linow. On y savourera un thé chaud sur une terrasse surplombant le lac turquoise à cette heure de la journée. Un épais nuage blanc, s'élèvant de l'autre côté du lac, attire mon attention. La tenancière du bar nous indique qu'il émane d'une unité géothermique, endroit désormais à visiter. Le minibus, conduit par un jeune homme sympathique, nous conduit, via une petite route asphaltée, aux portes de l'unité géothermique en question. Un gardien me fait rapidement signe pour honorer la procédure d'enregistrement habituellement de rigueur à l'entrée. Quelques photos plus tard, nous repartons sur une très mauvaise route étroite en direction du lac Tondano. Au détour d'un virage, sur un point haut, j'aperçois sur la gauche le complexe volcanique du Soputan qui semble très calme. Aucun panache ne se dégage de son cratère actif. Nous poursuivons la route et atteignons les berges du lac Tondano via une aire de délassement destiné aux familles de la région. Le lac est quelque peu agité par la brise et des pêcheurs en profitent pour taquiner le poisson. Nous poursuivons sur la petite route longeant le lac où des groupes de maisonnettes en bois y sont édifiées sur pilotis. La devanture des constructions en bois est joliment ornée de plantes et de fleurs en pot. A l'extrémité nord du lac, nous remontons vers Rurukan d'où on profite d'une belle vue vers le volcan éteint Klabat. Le chauffeur nous amène jusqu'à un édifice qui surplombe un superbe panorama embrassant les régions de Tomohon, de Tondano et au loin vers le parc naturel de Tangkoko. Les cultures en terrasses sur les versants des collines sont superbement agencées. Ce panorama est un régal pour les yeux ! Nous redescendons finalement, un peu à contre coeur, vers Tomohon où nous flânerons parmi les petites échoppes de la ville.

Mercredi 12 août, c'est l'avant-dernière journée en pays Minahasa et en Indonésie. Je retourne au poste d'observations volcanologiques où Hendra a prévu de remonter au Lokon. Tout l'équipement et les hommes sont déjà embarqués dans le pick-up. Soudainement, Hendra m'appelle et me demande de venir jeter un coup d'oeil sur le sismographe à tambour installé dans la salle climatisée abritant l'instrumentation sismologique. L'aiguille s'agite et s'affole même par moments. Une vibration volcanique, appelée tremor, vient d'apparaître et ne fait que s'amplifier. Farid craint une explosion phréatique et décide d'annuler la mission au sommet du volcan. Hendra donne un coup de téléphone à son chef direct en poste à Bandung et reçoit l'ordre d'attendre le retour au calme du tremor. Nous attendrons donc l'accalmie sismique. Sur le papier blanc du tambour, on distingue, parmi le tremor, plusieurs secousses dites de type A ayant une origine volcano-tectonique. Il s'agit d'un indice qui révèle la montée saccadée du magma au sein des roches environnantes solides, appelées encaissant, cassantes et donc soumises à la fracturation lors de la poussée de la masse magmatique plastique. Tout cela se déroule en direct sous nos yeux et tout le petit monde du poste semble bien excité. A mon tour, je ne peux cacher une fébrile excitation et fais part du souhait d'aller jeter un coup d'oeil dans le cratère Tompaluan afin d'observer ce qu'il s'y passe. Mais interdiction formelle de monter pour l'instant. Le responsable, Farid, ne veut prendre aucun risque. Je le comprends et n'insiste pas malgré que ce souhait soit logique d'un point de vue scientifique mais en désaccord avec les procédures de sécurité mises en place par les autorités de la volcanologie indonésienne relayée par l'administration responsable des risques naturels. Tant pis, je ne saurai pas s'il y a eu des éboulements ou un dégazage plus important dans le cratère. Nous attendons ainsi des heures avant que le sismographe ne se calme. Il y a eu un total de trois cycles de tremor espacés par des périodes de calme relatif. Je signifie à Hendra que, pour ma part, il est trop tard pour monter au sommet car demain j'ai un vol de retour vers Jakarta. En être raisonnable, je ne veux pas prendre le risque de me tordre ou casser une jambe en montant au cratère en soirée. Je salue et remercie chaleureusement mes compagnons volcanologues indonésiens avant de reprendre un taxi vers l'hôtel où ma dernière nuit à Sulawesi sera récupératrice.

Le lendemain, jeudi 13 août, c'est le jour des adieux ! Après avoir remercié et salué la charmante Anita, un taxi m'amène vers l'aéroport de Manado où un vol "Lion Air" décollera à 9h50. Vers 13h, j'arrive dans la zone d'arrivée des vols intérieurs de l'aéroport de Jakarta. Il ne me reste plus que quelques heures à passer sur le sol indonésien. La chaleur humide est assez accablante (32°c) ! Après être monté dans un bus qui relie les divers terminaux, je me retrouve dès 14h au terminal A dans la zone des départs internationaux où j'attendrai patiemment le vol retour vers Amsterdam prévu à 18h50.

Ce voyage haut en couleurs, rempli de petites aventures, de rencontres, de magnifiques volcans et paysages m'a véritablement enchanté. Une chose est sûre: je n'attendrai plus 20 ans pour revenir dans ce magnifique pays, riche en volcans actifs, où les gens sont si accueillants et souriants.


Assortiment de fleurs du pays Minahasa, celui des fleurs justement !

Un attelage, dénommé "Bendi" à Sulawesi Nord, typique de la région

Le complexe volcanique du Lokon-Empung vu de l'est.

Le complexe du Lokon-Empung vu de l'hôtel "Lokon Resort" à l'aube.

Le sommet du Lokon est plat et ne présente pas de cratère.

Une belle lumière matinale met en valeur le complexe du Lokon-Empung vu de l'hôtel "Lokon Resort" .

Ici, les footballeurs ont une vue imprenable sur un volcan actif.

Les petits pavillons qui abritent les chambres pour 3 personnes maximum.

L'imposante piscine, rarement fréquentée, du "Lokon Resort". Au fond, on distingue le cône verdoyant du Mahawu.

Coucher de soleil sur le complexe du Lokon-Empung.

Une petite église en bois trône sur une butte dans le parc du "Lokon Resort".

Cette petite carrière ouverte au front d'une coulée de lave (probablement basaltique) marque le début de l'accès au cratère actif du Lokon-Empung, au milieu à gauche.

Un superbe zébu bien dodu.

Panorama après avoir parcouru quelques dizaines de mètres le long du sentier forestier.

Vu des premiers contreforts du Lokon, le Mahawu pointe le bout de son nez .

Le sentier dans la forêt est parallèle au lit asséché du cours d'eau qui est l'accès le plus rapide au cratère Tompaluan.

La forêt s'épaissit rapidement parmi les raphias, bambous et hautes herbes.

Une lucarne s'ouvre dans la végétation sur le faubourg de Kakaskasen au nord de la cité de Tomohon.

Une fougère arborescente géante, toujours spectaculaire !

Un front de taille dans des niveaux cinéritiques du Lokon.

Le lit rocheux, en réalité une coulée de lave érodée de l'Empung, d'un cours d'eau permet un accès direct au cratère Tompaluan.

De nombreuses marmites (structures d'érosion) ont creusé à maints endroits la surface de la coulée.

A l'arrivée en haut de la petite vallée creusée dans une ancienne coulée, on distingue, au-dessus du chaos de blocs, le flanc nord du cratère dégazant du Tompaluan.

Le chaos de blocs de lave, dont certains sont gigantesques, aux abords du cratère Tompaluan. A cet endroit, la maigre végétation arbustive est brûlée par les gaz acides. Un énorme bloc est posé près du col séparant le Tompaluan et l'Empung.

Une énorme bombe en croûte de pain s'est plaquée au sol et aplatie, encore chaude, sur le bord du cratère. Elle a la taille d'un camion T.I.R. et devrait peser plus de 30 tonnes selon une rapide estimation. A gauche, une bombe fuselée, plus petite, est altérée par les gaz et les pluies acides.

Le camp de base est situé à quelques centaines de mètres sous la bordure du cratère actif, situé en haut à droite, dans la partie supérieure du lit creusé dans une ancienne coulée de lave.

De gauche à droite : Farid, un guide local, Alain, Hendra et Woxan.

Préparation du déjeuner par Farid.

Un court repos à l'ombre du soleil ardent de midi !

Installation d'uns station GPS mobile et vérification de la collecte des données.

La ville de Tomohon et le complexe comprenant le volcan Mahawu vus de la bordure nord du cratère Tompaluan.

Le cratère Tompaluan perce le flanc N.O. du volcan Lokon. Il renferme un superbe lac acide vert émeraude à haute température ainsi qu'une zone de solfatare très active.

Le spectaculaire cratère emboîté du Tompaluan où se mêlent vapeur d'eau et gaz soufrés (SO2) bleutés.

Le cratère, jonché de blocs, dégaze puissamment.

Dépôt fumerollien/hydrothermal aligné le long d'une faille concentrique au cratère.

Coup d'oeil furtif dans l'oeil du cyclope, un beau lac vert émeraude. A l'avant-plan, la solfatare active du cratère.

Puissant dégazage de la solfatare du Tompaluan.

Farid me photographie vagabondant dans le dépôt hydrothermal.

La descente vertigineuse vers le lac acide est vivement déconseillée sous peine de danger de mort !

La solfatare active du cratère Tompaluan serait, selon certains, un dôme de lave en croissance. Il s'agit plutôt d'une solfatare très active (telle celle du Kawah Ijen) où les jets de gaz à haute température (> 500°c) chauffent la roche et révèlent, l'obscurité venue, une incandescence locale.

Un environnement inquiétant, raviné et fissuré de toutes parts !

Vue rapprochée d'un dépôt soufré dans une zone hydrothermale fissurale intra cratérique.

Fragiles fleurs de sels minéraux hydrothermaux.

Le beau lac est ici dénué, en grande partie, des fumerolles de la solfatare.

Le lac vert et chaud libère localement de la vapeur d'eau acide.

La solfatare du cratère Tompaluan est très active. L'obscurité permettra d'y distinguer des zones chaudes jusqu'à l'incandescence.

Le gaz bleuté SO2 envahit le col séparant le Lokon de l'Empung.

Le Mahawu, l'agglomération de Tomohon et la tente jaune du camp vus de la bordure du cratère Tompaluan.

Mes compagnons coulent un socle en ciment afin d'y installer une station GPS mobile.

Installation d'une station GPS mobile. Le réseau GPS mobile permettra bientôt de mesurer les microdéformations du volcan (au mm près). Farid vérifie la collecte des premières données du GPS qui vient d'être installé sur la bordure NE du cratère.

Le volcan éteint Klabat vu du Tompaluan. La végétation aux alentours du cratère est affectée par les pluies acides issues des gaz du Tompaluan.

Coucher de soleil sur la crête du cratère Tompaluan.

Le premier point incandescent apparaît dans la solfatare du cratère Tompaluan.

Les lueurs de Kinilow et Kakaskasen en début de soirée.

L'incandescence est issue des évents de la très active solfatare du Tompaluan. L'incandescence dans le cratère actif varie au gré du débit des gaz à haute température (le son est celui d'un moteur d'un jet au décollage). L'enfer n'est plus très loin !!!

Les scintillements de la ville et ses nombreuses églises.

Le poste d'observations volcanologiques ("Gunung Api") des volcans du Nord Sulawesi situé à Kakaskasen III.

Eruption paroxysmale de 1991 du Tompaluan -- Bouche incandescente dans le cratère du Lokon photographiée avant l'éruption.

Poster de l'USGS expliquant la technique de mise en place et l'intérêt d'un réseau de stations GPS mobiles dans le cadre de la mesure des micro-déformations des volcans actifs du Nord Sulawesi.

Une crise sismique d'origine volcanique (tremor) vient de débuter sous nos yeux.

Nuage gazeux s'élevant verticalement au-dessus du Tompaluan.

Le Lokon vu de l'hôtel Highland Resort au coucher de soleil.

Ciel en feu au-dessus du Lokon

Je suis sur la bonne route qui mène au Mahawu.

Les champs aux alentours du Mahawu.

Au fond à droite, l'extrémité nord du lac Tondano.

Travaux d'asphaltage artisanaux sur la piste menant au pied du cône terminal du Mahawu.

Le cratère raviné, et partiellement argilisé, du Mahawu. En haut à gauche, on distingue le complexe du Lokon-Empung et son cratère actif dégazant, le Tompaluan.

Des hautes herbes coupantes bordent le côté nord-est du cratère.

Le fond, partiellement asséché, du cratère du Mahawu contient un petit lac turquoise.

Le Tompaluan dégaze dans le col séparant les volcans Lokon et Empung.

Autres vues du fond du cratère du Mahawu.

Le Danau Linow est un maar présentant de spectaculaires manifestations hydrothermales.

Le Danau (lac) Linow est un cratère dont les eaux changent au gré de la journée, en fonction de l'angle d'incidence des rayons du soleil.

Des bulles remontent du fond du lac en rappelant que ce cratère est encore le siège d'une relativement forte activité hydrothermale.

A un endroit, la berge exhibe des dépôts d'altération hydrothermale en voie d'argilisation.

L'unité géothermique proche du lac Linow. Elle produit du courant électrique distribué dans la région de Tomohon.

Les berges méridionales du lac Tondano.

Habitations sur pilotis plantées sur les berges sud du lac Tondano.

Des embarcations à balanciers sont utilisées pour le transport des personnes.

Un bendi dans la campagne de Rurukan.

Un des dômes du Soputan se dévoile au travers des nuages de l'après-midi.

Retour au beau lac Tondano.

Sur le bord du lac, une maisonnette a choisi d'avoir les pieds hors de l'eau.

Le Soputan vu des berges du lac Tondano.

Le Lokon émerge des rizières bordant le lac Tondano

Le volcan Klabat émerge partiellement des nuages.

L'extrémité septentrionale du lac Tondano et la ville du même nom.

Point de vue du sommet du Mont Masarang

Les cultures en terrasses aux environs du col de Rurukan.

Petite place faisant office de centre ville à Tomohon. Les minibus bleus (mikrolets) sont des taxis collectifs qui circulent 24/24 h dans l'agglomération de Tomohon et dans les autres villes de Sulawesi Nord.

Cette habitation Minahasa en bois est assez typique avec son petit jardin frontal.

Etonnement d'un enfant face à l'étranger de passage!

Une dame Minahasa entretient son petit jardin dont le sol est constitué d'une fertile terre volcanique enrichie en divers sels minéraux.

Un personnage local pose tranquillement pour la photo.

Etals à viandes du marché de Tomohon

Le curieux marché à viandes de Tomohon. Ce marché animalier est célèbre et unique à Sulawsesi Nord (Sulawesi Utara).

Après la viande et les cadavres d'animaux, les bouquets de fleurs sont bien rafraîchissants

Le marché aux fruits et légumes est beaucoup plus attirant et sympathique pour un Européen.

Deux sortes de piment rouge: des petits (forts) et des grands (plus légers).

Le Lokon impose sa silhouette depuis le terminal de bus qui abrite également le marché quotidien.

Rue principale de Tomohon.

Anita et Alain dans la zone bouchère du marché de Tomohon.

Un petit duo chansonnier ("Tangendong Tamana Mana" Indonesian  song) dans un restaurant de bord de mer à Manado.

Vues aériennes du complexe volcanique du Lokon-Empung (photos prises de l'avion).

Le flanc sud-ouest du complexe de dômes du Soputan vu de l'avion reliant Manado à Jakarta. Le Soputan est actuellement dans une phase d'activité fumerollienne (photo prise de l'avion).


Photos © Alain Melchior/Alino; août 2009.

Le cratère Tompaluan et son prétendu dôme de lave en croissance (plus probablement une zone de la solfatare où les jets gazeux sont très chauds et chauffent la roche hydrothermalisée : T > 500°c). Photographie en juin par Martin Rietze au moment de la pleine lune