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KRAKATAU (Détroit de la Sonde): du 20 au 21 juillet

 

Séquence vidéo "youtube"; © Alino 2009

Le volcan Krakatau (fréquemment dénommé à tort Krakatoa) s'élève dans le Détroit de la Sonde entre Java et Sumatra. L'effondrement de l'ancien édifice du Krakatau, probablement en 416 après J-C, a généré une caldera large de 7 km. Les restes de cet ancien volcan sont préservés dans les îles Verlaten et Lang. Par la suite, les volcans de Rakata, Danan, Perboewatan se sont formés et se sont rejoints pour former l'île de Krakatau telle qu'elle existait avant 1883. L'effondrement suite à l'éruption catastrophique de 1883 a détruit entièrement les volcans Danan et Perboewatan et partiellement le volcan Rakata. Cette éruption, la seconde la plus puissante (après celle du Tambora en 1815) en Indonésie au cours des temps historiques, a causé la mort d'environ 36.000 personnes. Ce sont principalement les tsunamis, qui ont atteint les côtes voisines du Sumatra et Java, ainsi que les vagues ("surges") pyroclastiques, qui ont parcouru 40 km à travers le Détroit de la Sonde avant d'atteindre la côte de Sumatra, qui ont été la cause de toutes ces victimes. Après un repos de moins d'un demi siècle, le cône post-caldera d'Anak Krakatau (l'Enfant du Krakatau) s'est édifié à l'intérieur de la caldera d'effondrement de 1883 à un endroit situé entre les cônes antérieurs de Danan et Perboewatan. Anak Krakatau a été le siège de fréquentes éruptions depuis 1927.G.V.P.

 


Suite à un long vol KLM/Air France d'une vingtaine d'heures via Amsterdam et Kuala Lumpur (Malaisie), je débarque le 19 juillet vers 17h30 à l'aéroport Soekarno Hatta de Jakarta. Après l'acquittement du droit d'entrée en Indonésie (25 US $), Daniel me rejoint à la sortie de l'aéroport. Trois mois auparavant, il m'a demandé d'être de son guide spécialisé en volcanologie durant 10 jours. Dès cet instant, j'espère que nous vivrons des moments précieux égrenés d'aventures hautes en couleurs dans cet immense archipel volcanique posé à cheval sur l'équateur et sur deux continents, l'Asie et l'Océanie. Daniel, en provenance de Tokyo et Singapore, a troqué son costume d'homme d'affaires (ingénieur dans le domaine du matériel de forage pétrolier) pour celui d'aventurier de grand chemin. Arrivé deux heures avant, en homme d'affaires pressé, il a déjà déniché une limousine climatisée avec chauffeur afin de nous rendre directement à Carita Beach, lieu d'embarquement pour notre premier volcan indonésien, le mythique mais bien funeste Krakatau. Dès demain, c'est à son terrible enfant (Anak Krakatau) que nous rendrons une visite.

Dès la sortie de l'aéroport, nous nous faufilons rapidement au sein d'une dense circulation où se mêlent voitures privées, camions, camionnettes, motocyclettes, pousses pousses (becaks) et autre charroi animalier. Nous sommes proches de l'équateur et la nuit vient de tomber aux alentours de 18h30. Après environ 3 heures et demi de trajet, dont 2 heures sur une étroite route sinueuse défoncée où le trafic vers la capitale ne semble jamais s'interrompre nous parvenons enfin à l'hôtel Mutiara Carita Cottage où nous passerons une courte nuit de récupération. Cet hôtel est en réalité un complexe hôtelier qui abrite un centre de délassement construit par un ingénieur hollandais il y a une trentaine d'années. De nombreux indonésiens de la région, mais aussi de Jakarta, s'y rendent en famille durant le week-end afin de s'y détendre.

Nous nous rendons au bureau de la réception où, malgré mes nombreuses tentatives de réservation, aucune n'avait à l'évidence abouti. La raison en était à présent claire ! Aucun employé présent ne s'exprime en anglais ou ne lit la langue de Shakespeare. Finalement, après discussion au forceps, nous obtiendrons une chambre avec lit matrimonial dans laquelle on a demandé de rajouter un simple lit. Ce sera un banal matelas en mousse posé sur le sol carrelé. Avant d'aller nous coucher, nous avons quand même pris soin de demander des informations pratiques afin de préparer l'excursion du lendemain au Krakatau. Nous avons opté pour le trajet en bateau rapide. On nous fait comprendre qu'un responsable sera présent à la réception dès 7h et que le départ est prévu aux alentours de 10h. Rassurés, nous prenons rapidement un repas léger accompagné d'une grande bouteille de bière locale (75 cl de Bintang) dans une chaude ambiance festive et très bruyante à l'occasion de la fête de la famille en Indonésie. L'air est chaud et humide et sillonné par quelques moustiques piquants, mais heureusement pas très nombreux pour mon plus grand bonheur. Après une bonne douche rafraîchissante, je m'écroule de fatigue sur le matelas en mousse alors que Daniel fait de même dans son lit matrimonial.

Levés à 6h avec le soleil, nous nous rendons rapidement à la réception où nous attend effectivement une personne qui nous explique le déroulement et les modalités de l'excursion. Trois heures seront nécessaires pour préparer la nourriture, le matériel et le bateau. C'est une embarcation munie d'une coque plastique et équipée de deux puissants moteurs de 75 CH.. Elle nous mènera à Krakatau en un peu plus d'une heure. Après avoir avalé un copieux petit-déjeuner américain, nous embarquons à bord. Le capitaine, un vieux petit monsieur trapu et sec, nous souhaite la bienvenue à son bord. Pendant ce temps, l'équipage, formé de trois autres jeunes hommes, en profite pour embarquer les derniers cartons de nourriture et d'eau sans oublier les 5 bouteilles de Bintang indispensables à notre survie sur des volcans actifs.

Vers l'heure prévue du départ, soit environ 10h, le capitaine extrait son petit bateau du platier corallien de la baie de Carita avant de mettre le cap plein gaz vers le Détroit dans la Sonde et son mythique volcan, le Krakatau. C'est après environ 50 minutes que nous commençons à distinguer, au travers de la grisaille de l'air maritime chaud et humide, les contours estompés des raides pentes des restes du volcan de l'île de Krakatau, le Rakata. Cette île conique allongée E-O est l'unique vestige de la grande île qui abritait les trois volcans de Krakatau avant l'éruption cataclysmale d'août 1883 (Rakata, Danan et Perboewatan). Le contour de la partie sud de Krakatau se fait de plus en plus net et, bientôt, nous distinguons vaguement, dans la brume de chaleur, le cône élancé de l'Anak Krakatau, l'enfant du Krakatau, s'élevant au centre de la caldera créée par l'éruption de 1883. Chronologie des différentes phases de l'éruption de 1883.

Nous sommes entrés dans la caldera, aujourd'hui inondée, par le S.O. et sommes, d'emblée, impressionnés par la grandeur des paysages et le côté spectaculaire de ce lieu historique si fameux pour la volcanologie et les amateurs de volcans. Nous avons peine à imaginer l'engloutissement dans la mer, en quelques minutes probablement, d'une surface de terre volcanique tant importante. Ce sont en effet près des deux tiers de l'île de Krakatau qui ont bel et bien sombré dans les flots du Détroit de la Sonde et ont enclenché le processus meurtrier des tsunamis (vagues meurtrières de grande amplitude) qui coûteront finalement la vie à environ 36000 personnes, touchant essentiellement la côte S.E. de Sumatra très peuplée à cette époque. L'effondrement de la colonne éruptive plinienne a produit de gigantesques coulées pyroclastiques dont la partie superficielle plus légère, le "surge", une vague de matériaux fins (cendre) et de gaz à haute température en suspension dans l'air et flottant littéralement sur l'eau, a parcouru une quarantaine de km sur la surface de la mer en bénéficiant du phénomène physique de tension superficielle. La partie la plus dense, la coulée pyroclastique proprement dite, de ce mélange meurtrier a quant à elle sombré assez rapidement en causant un gigantesque déplacement de masse qui a contribué aux processus de tsunami. L'activité a repris dès décembre 1927 à proximité de l'ancien volcan de Danan sous la forme d'une éruption sous-marine spectaculaire qui a finalement donné naissance à l'Anak Krakatau, l'enfant du Krakatau. Depuis lors, ce cône de cendre n'a cessé de grandir pour atteindre aujourd'hui une altitude d'environ 300 m. au-dessus du niveau de la mer. Au début de son existence, soit pendant quelques années, l'île a bien eu du mal a se maintenir à la surface des flots mais l'énergie volcanique d'édification a été finalement plus puissante que celle destructrice des vagues de l'océan. Depuis environ 1960, l'Anak Krakatau connaît des périodes d'activité plus ou moins fortes, qui durent généralement plusieurs mois, suivies par des périodes de relatif repos. Aujourd'hui, le volcan est en grande forme et nous espérons qu'il nous saluera rapidement par un de ses panaches éruptifs dont il a le secret.

En approchant du cône, le silence devient soudainement plus inquiétant. Le capitaine décide de mouiller provisoirement à quelques encablures du cône de cendre face au nouveau cratère actif perçant la partie supérieure du flanc ouest de l'édifice. Sur notre insistance, il se décide finalement à interrompre le ronronnement des deux moteurs. L'instant est magique ! A peine l'embarcation immobilisée, le fracas d'une explosion assourdissante se fait entendre. J'ai la caméra vidéo en main alors que Daniel s'accroche à son appareil photo. Le claquement sec du déchirement de la roche magmatique dans la bouche éruptive est impressionnant. Les projectiles, de tailles diverses, se dirigent dans toutes les directions tandis que le panache de cendre et de gaz s'élève droit vers le ciel. Le Krakatau vient de nous rappeler à son bon souvenir et nous confirmer qu'il reste un des volcans les plus actifs de notre planète. Daniel et moi nous regardons sans rien dire avec des yeux d'enfant, brillants d'émerveillement.

Après une autre explosion moins puissante, le capitaine décide de lever l'ancre et de quitter cet endroit potentiellement sous le feu du volcan. Il propose de faire le tour complet de l'île avant de rejoindre notre lieu de bivouac au pied de la falaise de Rakata sur l'île de Krakatau. Le tour de l'île permet d'apercevoir quelques coulées de lave massives en profondeur et scoriacées en surface (datant des années 1990 et la plus récente à l'ouest date de 2008) ainsi que des falaises de cendre taillées dans d'épais niveaux de tuf noir à grisâtre où sont intercalés des niveaux rougeâtres d'oxydation. La composition des laves actuelles du volcan varie essentiellement d'un pôle basique (basalte) à un pôle intermédiaire (andésite) avec présence plus exceptionnelle d'une lave plus acide (~riche en silice) telle que la dacite. Cette roche éruptive apparaît le plus souvent au terme d'un cycle éruptif complet qui a abouti au vidange quasi total de la chambre magmatique superficielle (profondeur estimée: ~9 km). C'est à ce niveau que le magma s'est différencié au cours du temps, par un mécanisme probable de cristallisation fractionnée (la séparation des minéraux cristallisés du bain magmatique s'effectue principalement par gravité en fonction de leur densité). Le résidu final du magma basaltique parent serait un produit de composition dacitique (riche en SiO2 et pauvre en MgO). La production de matériaux beaucoup plus différenciés, en réalité des ponces (dépôts ignimbritiques), ne survient que lors des éruptions cataclysmiques, telle que celle de 1883 et surtout celle de 416 après JC.. Dans ce dernier cas, le magma aurait stagné beaucoup plus longtemps dans le réservoir superficiel, ce qui aurait ainsi permis une différenciation nettement plus poussée.

Dans une petite baie abritée, nous apercevons un rafiot qui mouille tranquillement à l'ombre du volcan. De nombreux petits bateaux de pêche circulent également dans les parages, mais plus au large. Nous contournons au sud une pointe de sable noir avant de mettre la cap sur la spectaculaire et très belle falaise de Rakata. Cette falaise, tranche verticale au milieu d'un volcan, est un véritable livre géologique consultable à ciel ouvert. Un oeil de géologue y reconnaît immédiatement des dykes, des sills, des niveaux de tufs et des coulées recoupés par des failles de décrochement. Nous abordons finalement la plage de sable noir de l'île avant d'y installer notre campement pour la nuit. L'oeil est de suite attiré par les nombreuses pierres ponce mélangées au sable noir. Ce sont bel et bien les résidus les plus différenciés de l'éruption de 1883. Une de nos premières initiatives sera de sortir une des cinq bouteilles de Bintang de notre précieuse glacière à bière que nous décapsulons fébrilement. Les accompagnants du capitaine se mettent rapidement à l'ouvrage : montage des tentes et installation de la cuisine de campagne. Nos compagnons indonésiens prépare ensuite un repas de bienvenue (des nouilles frites, des légumes cuits à l'eau et un oeuf, un goreng aux nouilles). En face, le volcan fait toujours autant des siennes. Après le repas, Daniel et moi profitons d'un moment de calme sur la plage de Rakata alors que la capitaine s'éloigne avec sa frêle esquif. Nous en comprendrons ce soir la raison.

Nous profitons goulûment de l'activité de l'Anak. A chaque fois, le son de l'explosion claque sec dans l'air et l'onde sonore prend la forme d'un véritable coup de tonnerre qui atteint la plage de Rakata quelques secondes après le déclenchement de l'explosion. Un mécanisme de réverbération sonore sur la falaise verticale de Rakata amplifie la sensation sonore en générant un échos bien audible. Nous restons là sans rien dire, une fois encore émerveillés comme des enfants par ce spectacle magique ! Entre deux explosions, une petite balade sur la plage de sable noir de Krakatau permet de constater la présence d'étranges traces sur le sable noir. A l'évidence, ce ne sont pas des empreintes de pattes d'oiseaux . De quel animal s'agit-il donc ? Finalement, au détour d'un tronc mort, j'obtiens la réponse. Ce sont les empreintes d'animaux venus d'une autre époque géologique. Une petite colonie de varans, dont la taille ne dépasse pas le mètre, semble peupler la forêt tropicale située aux abords de la plage. Ils me paraissent inquiétants avec leur oeil méfiant mais ne semblent aucunement farouches et agressifs. J'apprendrai qu'ils viennent régulièrement fouiller les détritus laissés par les visiteurs d'un jour. Comme ils ne sont pas chassés, ils font désormais partie intégrante de la vie quotidienne à Rakata Beach. Un de ces étranges animaux semble me regarder d'un oeil goguenard ? Peut-être veux-t-il me faire comprendre que je me trouve sur son territoire ? Mais je suis pour la cohabitation et lui aussi finalement.

De retour au bivouac, j'apprends que nos compères sont rentrés de leur escapade au large avec du poisson frais dans la glacière. Une aubaine pour nos papilles. Nous nous délectons d'une espèce de daurade locale et de sardines grillées au feu de bois accompagnés de petits légumes cuits à la vapeur et de riz (nasi) blanc. Ce repas du bout du monde est simplement exquis ! Après avoir dégusté une autre petite bière, nous décidons de préparer notre matériel de prise de vues, appareils photos montés sur trépied face à l'Anak. Ayant effectué le réglage en mode manuel et visé précisément le cratère, il n'y aura plus qu'à appuyer sur le déclencheur au moment venu.

La nuit commence à poindre son nez en révélant progressivement l'incandescence des projectiles issus des explosions stromboliennes. Le spectacle son et lumière de mère nature vient de débuter ! Les explosions se succèdent, toutes différentes les unes des autres. Des projectiles sont expulsés d'un côté du cône puis de l'autre, verticalement ou dans toutes les directions. D'après mes observations effectuées à ~3 km du cratère en cours de journée, il semble bien y avoir trois évents distincts dans la cratère : une bouche uniquement de dégazage, une bouche d'expulsion de projectiles incandescents et une troisième bouche d'émission de cendre. Il y a des explosions puissantes et d'autres plus faibles. Il n'y a pas de cyclicité précise au niveau de l'activité strombolienne. C'est quand Monsieur Anak Krakatau le décide !

C'est vers minuit que je décide finalement de m'allonger dans le sac de couchage posé sur le sable noir pour dormir à la belle étoile, toujours autant émerveillé par cette belle nature qui nous environne. Daniel a largué les amarres depuis un bon moment et ronronne gentiment, peut-être au rythme du volcan, dans la tente que je lui ai prêtée. Ne parvenant pas à dormir, sans doute tant l'envie de voir la "big" explosion taraude mon esprit, j'en profite pour regarder, émerveillé, ce ciel de l'hémisphère sud constellé d'étoiles et transpercé régulièrement d'étoiles filantes. Finalement, ce sont les yeux qui se ferment sans crier gard. Vers 3h du matin, le volcan gronde dans la nuit étoilée. Je suis réveillé en sursaut et aperçois le cône entièrement rouge, du sommet à la base. En quelques secondes, Daniel en a fait de même ! C'était l'explosion de la nuit et nous avons pu profiter du spectacle final. On se rendort finalement en conservant dans la tête ce spectacle fascinant du volcan en éruption. Le réveil a lieu à l'heure du lever du soleil afin de profiter des belles couleurs de l'aube. Les derniers points d'incandescence s'estompent peu à peu dans le cratère. Un bain à l'eau de mer me revigorera avant le petit-déjeuner pris en compagnie de toute l'équipe. Le point final à notre courte expédition sera le débarquement sur l'île d'Anak Krakatau afin d'aller observer l'activité du volcan d'un autre angle et bien sûr aussi de bien plus près.

On débarqué aisément sur la plage de sable noir d'Anak Krakatau. Quelques pas suffisent avant de trouver un étroit sentier qui s'insinue dans la forêt tropicale naissante (80 ans pour les arbres les plus âgés). Rapidement, les arbres et plantes tropicales font place à des pins, herbes hautes et au sable gris, la cendre du volcan. Nous décidons de nous poster un peu au dessus de la lisière de la forêt, dans une zone de relative sécurité. Un peu tendus quand même, nous attendons de longues minutes avant qu'une explosion fracassante nous fasse vibrer les tympans. Sur notre gauche, nous voyons rapidement poindre une multitude de projectiles de toutes tailles, sans doute la plupart incandescents, qui sifflent aux oreilles. La tension est maximale mais le bonheur d'être là aussi. Nous restons ainsi deux heures sous un soleil de plomb à rôtir à feu ardent sans eau. Mais le désir d'assister à l'impressionnant spectacle est bien trop intense ! La chaleur et la soif ne sont plus que des détails insignifiants face à la grandeur du phénomène volcanique. Après une observation de deux heures, c'est à regrets qu'un de nos accompagnateurs nous arrache au feu sacré du volcan afin de nous ramener, en toute sécurité, jusqu'à notre embarcation. Le trajet du retour vers Carita Beach sera assez tranquille malgré une mer plus démontée qu'à l'arrivée. Après une bonne nuit bien reposante, dans un vrai lit cette fois, nous reprendrons dès demain matin le chemin de l'aéroport de Jakarta pour nous rendre à Surabaya.

Le complexe hôtelier touristique de Mutiara Carita Cottage.

L'embarcation bimoteurs est posée sur le platier corallien de la baie de Carita.

Daniel grille une dernière Kretek (cigarette à l'arôme de clou de girofle typique d'Indonésie) avant d'embarquer.

Un petit poulpe local SVP ? Non merci, on a déjà ce qu'il faut !

En hachuré, la partie de l'île de Krakatau qui s'est effondrée, désintégrée et qui a finalement été engloutie en mer. En plus du volcan ancien de Rakata, elle abritait les centres éruptifs de Danan et Perboewatan. Lire ici les détails de la chronologie de l'éruption de 1883.

Nous passons rapidement devant la falaise abrupte de l'île Krakatau, qui culmine à Rakata à ~800 m. au-dessus des flots. Nous y reviendrons en début d'après-midi.

L'Anak Krakatau trône majestueusement, pour le moment encore en silence, devant nos yeux avides.

La crête de l'ancien cratère dans lequel s'est édifié à partir de 1960 le cône actuel de l'Anak.

L'inquiétant nouveau cratère ouest de l'Anak Krakatau (datant de fin 2007), déjà en grande partie colmaté par les débris, en attente d'une nouvelle explosion qui déchirera et fracassera la roche andésitique.

Explosion de jour photographiée par Daniel

Un rafiot mouille face au légendaire volcan.

Le sommet du volcan Rakata émerge au loin. Nous y mettons le cap.

Il n'y a qu'à regarder et lire les pages de ce livre géologique à ciel ouvert !

Nous nous rapprochons de notre prochain lieu de villégiature !

Préparation du déjeuner de campagne.

Daniel déguste son déjeuner indonésien.

A mon tour, je vais pouvoir bientôt savourer ce succulent repas !

Un nuage de cendre s'élève au-dessus du nouveau cratère de l'Anak Krakatau.

Anak Krakatau et l'île Lang ou Panjang

 

Anak Krakatau et l'île Verlaten ou Sertung.

Un animal d'un autre âge, un varan frère du terrible varan de Komodo, rode à la recherche de nourriture sur la plage de sable noir parsemée de pierre ponce de l'île de Krakatau.

Un imposant arbre, un flamboyant, trône fièrement près de notre bivouac.

L'ancien volcan de Rakata a été coupé en deux et s'est partiellement effondré en mer lors de l'éruption d'août 1883. Vue de la falaise au coucher de soleil

Explosions stromboliennes photographiées en pause longue ( ~10") la nuit.

Explosions stromboliennes photographiée de nuit par Daniel avec un reflex Nikon D90 - Mes photos ont été réalisées avec un Olympus SP-560UZ

Bienvenue sur Anak Krakatau !

La forêt tropicale encore toute jeune (80 ans maximum) couvre une petite surface au sud de l'île d'Anak Krakatau.

La végétation devient rapidement plus clairsemée. Elle est désormais constituée uniquement de pins et d'herbes hautes.

Le flanc sud du raide cône terminal est parsemé de blocs et de dépôts fumerolliens/hydrothermaux.

Explosion de cendre observée de la base du flanc sud de l'Anak Krakatau. La crête représente la bordure de l'ancien cratère de 1960.

Des blocs incandescents, parfois énormes, sont fréquemment éjectés du cratère de l'Anak Krakatau avec un bruit assourdissant similaire à celui d'un coup de canon.

L'explosion diminue rapidement en intensité alors que le nuage de cendre et de vapeur termine sa dispersion dans l'air ambiant.

"Selamat Tingal" (au revoir) Anak Krakatau !


Photos © Alain Melchior/Alino; juillet 2009..

Photos spectaculaires de l'activité récente de l'Anak Krakatau par Tom Pfeiffer (Volcano Discovery)

Krakatau (juin 2009) par Thierry SLUYS accompagné de deux autres membres de LAVE-Belgique.

Krakatau 2008 (été) par Thierry et Carine SLUYS

Krakatau en juin 2009 par Thomas Boeckel