TUNGURAHUA (alt.: 5023 m.) - "Throat of Fire" ("Gorge de Feu") - Informations détaillées de l'IG-EPN (en espagnol)

Le Tungurahua, l'un des volcans les plus actifs d'Equateur, est un stratovolcan andésitico-dacitique à flancs très redressés, qui s'élève à plus de 3 km au-dessus de sa base septentrionale. Trois édifices principaux se sont construits successivement depuis la période mi-Pléistocène sur un socle métamorphique. Le Tungurahua II s'est construit durant 14.000 ans après l'effondrement de l'édifice initial avant de s'effondrer sur lui-même il y a environ 3000 ans en produisant un énorme dépôt d'avalanche et une caldera en forme de fer à cheval ouverte vers l'ouest. C'est à l'intérieur de cette caldera que s'est édifié le Tungurahua III. Les éruptions historiques ont toutes eu lieu au cratère sommital. Elles ont été associées à de puissantes explosions et, parfois, à des coulées pyroclastiques et des coulées de lave qui ont atteint régulièrement des zones habitées à la base du volcan. Avant l'épisode éruptif qui a débuté en 1999 et a causé des évacuations temporaires de la ville de Baños située au pied du volcan, les principales éruptions ont eu lieu de 1916 à 1918.

La phase éruptive la plus récente a débuté à la fin avril 2011 et a duré un peu plus d'un mois.


Les chiffres en bleu indiquent la position de prise des différentes séquences photographiques en direction du volcan Tungurahua. En rouge, les itinéraires suivis (données enregistrées sur un PPC HP 2490b équipé d'un GPS filaire HAICOM III).

 

Le Tungurahua vu du sud au coucher du soleil (vallée Vascún, touchée par une inondation après rupture d'un barrage naturel le 22/08/2009) , à 5 km du cratère en ligne droite - Le sommet partiellement enneigé du volcan est surmonté d'un nuage lenticulaire - Vue en direction des points d'observation "Las Antenas" & "Ojos del volcan" à environ 11 km du cratère - La plupart du temps, les nuages dissimulent, en partie ou en totalité, l'imposant édifice volcanique, dénommé aussi le géant noir.

Point 1 sur la carte

Le beau cône, en partie enneigé, du Tungurahua est souvent surmonté d'un nuage lenticulaire, vu du mirador "Ojos del Volcan".

Vue panoramique à partir du mirador "Los Ojos del Volcan"

Point 2 sur la carte

La partie amont évasée de la vallée du Rio Pastaza traverse la ville de Baños, dans une gorge étroite, puis s'élargit à nouveau vers la cité de Puyo où débute l'Oriente (région amazonienne) - Le sommet partiellement enneigé du Tungurahua; le cratère actif, sans neige, se trouve à droite de l'image.

Point 3 sur la carte

    

Le site de la "Casa del Arbol" sous différentes conditions météorologiques. Je pose en compagnie de Carlos, le sympathique et bavard observateur permanent du Tungurahua.

   

Le sommet du Tungurahua vu du lieu-dit "La Casa del Arbol", mirador équipé d'une instrumentation télémétrée de l'IG-EPN où un observateur de Baños est chargé de surveiller visuellement l'activité du volcan, lorsque les conditions météo le permettent bien sûr.

Point 4 sur la carte

 

Daniel & Antonin sur un affleurement d'andésite dans la quebrada (ravin) Mandur où une coulée de boue (lahar) a détruit partiellement un village et coupé la route lors de l'éruption de 2006.

Point 5 sur la carte

Le sentier qui mène au refuge du Tungurahua, à 3900 m. d'altitude. Malheureusement, ce jour là, la météo n'était pas de la partie !

Carte de menaces autour du Tungurahua (IG-EPN)


Baños de Agua Santa

La cascade principale de Baños, au bas de laquelle se trouve un des deux sites thermaux de la petite ville très touristique.

 

Baños est traversée par la gorge encaissée du Rio Pastaza - Le pont principal de la ville, où les adeptes du saut à l'élastique s'en donnent à cœur joie !  Les coulées de lave du Tungurahua exposées à flanc de gorge exhibent de belles colonnes prismatiques alors que les roches du soubassement sont de nature métamorphique (amphibolites).

Panorama de la ville de Baños vu d'un complexe touristique, "Café del Cielo", surplombant spectaculairement la cité thermale.


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