CUICOCHA (alt.: 3246 m.) - IMBABURA (alt: 4609 m.) -

Cuicocha: La très belle caldera de Cuicocha abrite un lac profond au maximum de 148 m.. Elle est située au pied méridional du stratovolcan pléistocène Cotocachi couronnée par un pic abrupt, à environ 100 km au nord de Quito. Les deux édifices ont été construits le long de la zone de fracture d'Otavalo-Umpalá. L'activité éruptive a débuté à Cuicocha il y a environ 4500 ans et s'est poursuivie jusqu'à il y a environ 1300 ans. Les parois abruptes de cette caldera grande de 3 km ont été créées durant une éruption explosive majeure il y a environ 3100 ans qui a produit presque 5 km3 de dépôts de retombées ("fallout deposits") et de coulées pyroclastiques. La caldera de Cuicocha contient 4 dômes qui forment deux îles boisées à flancs redressés. Un dôme de lave antérieur à la formation de la caldera Cuicocha est situé sur la bordure extérieure orientale de la caldera. Des dépôts de coulée pyroclastique couvrent de vastes zones autour des limites basses de la caldera, principalement vers l'est. Des émissions de gaz dans le lac de cratère sont toujours visibles à différents endroits.

Imbabura : le volcan Imbabura s'élève au nord de la Lagune San Pablo dans la vallée inter-andine, à environ 60 km de Quito. L'édifice principale, le Taita Imbabura (le "Père Imbabura") constitue le sommet et le Huarmi Imbabura (le "Fils Imbabura") forme un complexe latéral de dôme sur le flanc sud-ouest. L'activité de l'édifice I, d'âge pléistocène, a édifié un imposant stratovolcan andésitique et s'est achevée il y a environ 43.000 ans par un effondrement majeur qui a produit une avalanche de débris ayant parcouru 16 km vers le nord. La croissance ultérieure du stratovolcan Imbabura II s'est poursuivie au moins jusqu'au début de l'Holocène et a été principalement caractérisée par des phases de croissance et de destruction d'imposants dômes lave de nature dacitique. Une éruption majeure s'est produite il y a environ 25.000 ans et a produit une avalanche de débris après un possible "blast" latéral qui a été suivi par la croissance du dôme de lave Huarmi Imbabura. Les témoignages historiques d'éruptions signalent juste des coulées de boue et des éboulements.


Sur la route de l'Oriente (N-S), de Baños à la Laguna San Pablo

Le Rio Pastaza s'élargit nettement quelques km en amont de Puyo avant de déboucher dans la région amazonienne de l'Oriente, où le climat est nettement plus chaud.

Une vache se repose tranquillement au milieu de la très belle route scénique Puyo-Tena-Baeza.

La lagune de la caldera Cuicocha vue du ciel (vol Madrid-Quito)

Le lac de caldera Cuicocha à une dizaine de km au nord-ouest d'Otavalo. Malheureusement, le soleil n'était pas au rendez-vous pour admirer pleinement ce magnifique paysage ! Les deux collines boisées sont formées de dôme de lave. La profondeur maximale du lac est de 143 mètres.

Des émanations gazeuses (probablement de CO2) surgissent dans l'isthme séparant les deux îles

Fleurs colorées observées dans la zone la plus élevée de la caldera de Cuicocha

Le volcan Imbabura ("Père & Fils") s'élève au-dessus de la ville touristique d'Otavalo, connue mondialement pour son marché artisanal (textiles), particulièrement achalandé le samedi.

Le volcan Imbabura (vu du nord vers le sud) et le pic volcanique, ce jour là enneigé, du Cotocachi (vu de l'est vers l'ouest) observés dans des conditions météos plus favorables.

Les allées parcourant le grand jardin de la très belle Hacienda Cusin, située en bordure de la Laguna San Pablo, à quelques km au sud-est d'Otavalo.


Le marché artisanal coloré d'Otavalo (samedi)

 

On trouve bien sûr sur le marché d'Otavalo les très fameux chapeaux en toile végétale ("Panama") fabriqués artisanalement à différentes épaisseurs en Equateur et non pas au Panama. Par ailleurs, non loin d'Otavalo, les objets en cuir de Cotacochi, dont vestes et sacs divers, sont très réputés pour leur haute qualité et sont vendus à un prix défiant toute concurrence occidentale.


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